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Comment poser du placo (cloison) : le guide complet

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poser du placo pour monter une cloison

Créer une chambre supplémentaire, séparer un grand espace, isoler un mur froid : la pose de placo est la solution la plus rapide et la plus économique pour aménager un intérieur. Ces plaques de plâtre vissées sur une ossature métallique permettent de monter une cloison en une journée, sans maçonnerie lourde. Encore faut-il maîtriser le montage des rails et des montants, le vissage des plaques et le traitement des joints, trois étapes où la rigueur fait toute la différence. Ce guide complet vous explique, pas à pas, comment poser du placo pour monter une cloison droite, solide et prête à peindre. Faire une cloison en placo est à la portée d'un bricoleur soigneux, et poser une cloison placo bien d'aplomb tient surtout à la rigueur du montage.

À retenir

  • Une cloison en placo se compose d'une ossature métallique (rails au sol et au plafond, montants verticaux) habillée de plaques de plâtre vissées de chaque côté.
  • L'entraxe standard des montants est de 60 cm ; on descend à 40 cm pour une cloison haute ou destinée à recevoir du carrelage.
  • La plaque BA13 standard mesure 1,20 × 2,50 m, soit 3 m² ; la version hydrofuge, verte, est obligatoire dans les pièces humides.
  • On laisse toujours un jeu d'environ 1 cm en bas des plaques, une règle du DTU 25.41.
  • Le traitement des joints à la bande et à l'enduit, en deux à trois passes, conditionne la finition.
  • Comptez 8 à 15 €/m² en fournitures soi-même, 45 à 75 €/m² posé par un plaquiste.

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📌 Au sommaire de cet article

  1. Le placo et ses usages
  2. Quel type de plaque choisir ?
  3. Le matériel nécessaire
  4. Tracer et poser les rails
  5. Poser les montants
  6. Visser les plaques de plâtre
  7. Traiter les joints
  8. Le cas du doublage de mur
  9. Faire soi-même ou faire appel à un pro ?
  10. Foire aux questions

Le placo et ses usages

Le placo, contraction de la marque Placoplatre devenue nom commun, désigne la plaque de plâtre, un panneau composé d'un cœur de plâtre pris entre deux feuilles de carton. C'est aujourd'hui le matériau roi de l'aménagement intérieur, apprécié pour sa légèreté, sa rapidité de mise en œuvre et son faible coût. Poser du placoplatre s'est imposé comme le geste de base de l'aménagement, et la pose du placo remplace avantageusement les cloisons maçonnées d'autrefois. La pose de placoplatre répond à trois usages principaux.

Le premier est la cloison de distribution : une paroi autoportante qui sépare deux espaces, plaquée des deux côtés sur une ossature. Le deuxième est le doublage : un parement fixé contre un mur existant pour l'isoler thermiquement ou phoniquement, ou simplement le rénover. Le troisième est le plafond ou le faux plafond. Dans tous les cas, le principe reste le même : une ossature métallique reçoit les plaques, qui sont ensuite jointoyées puis peintes. Ce guide se concentre sur le montage d'une cloison, l'usage le plus courant, avec un point sur le doublage en fin d'article.

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Quel type de plaque choisir ?

Toutes les plaques de plâtre ne se valent pas, et le choix dépend de la pièce. La plaque BA13 standard, de couleur grise ou blanche, convient à toutes les pièces sèches : chambre, séjour, couloir. C'est la plus courante, avec ses bords amincis qui facilitent le jointoiement. Son épaisseur de 13 mm lui vaut son nom.

Pour une salle de bains, une cuisine ou une buanderie, la plaque hydrofuge, reconnaissable à sa couleur verte, est indispensable : elle résiste à l'humidité là où une plaque standard se dégraderait. Il existe aussi des plaques techniques : la plaque phonique, souvent bleue, pour renforcer l'isolation acoustique entre deux pièces, et la plaque ignifuge, rose, résistante au feu, pour les zones à risque comme les abords d'une cheminée ou un local technique. Pour approfondir l'aspect acoustique, notre guide sur le prix d'un placo phonique détaille cette solution. Choisissez donc la plaque selon la destination de la cloison.

Le matériel nécessaire

Monter une cloison placo mobilise une ossature, des plaques et de la quincaillerie. Pour l'ossature métallique, prévoyez des rails, profilés en U posés au sol et au plafond, et des montants verticaux qui s'y emboîtent. Le format standard est le R48 pour les rails et le M48 pour les montants, qui donne une cloison de 74 mm d'épaisseur avec deux BA13 et un isolant de 45 mm. Pour plus d'isolation, des rails R70 ou R90 accueillent un isolant plus épais.

Complétez avec les plaques de plâtre adaptées à la pièce, des vis à placo TTPC, 25 mm pour un simple parement et 35 mm pour un double, des chevilles à frapper pour fixer les rails, une bande à joint en papier ou en fibre et de l'enduit à joint. Ajoutez un isolant en laine de verre ou de roche si la cloison doit être isolée, ainsi qu'une bande résiliente à poser sous les rails pour couper les ponts phoniques. Côté outillage : cordeau à tracer, niveau à bulle ou laser, pince à sertir, visseuse, cutter et lève-plaque. Comptez environ 3 à 5 €/m² de quincaillerie en plus des matériaux principaux.

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Tracer et poser les rails

Une cloison réussie commence par un traçage précis, car une ossature de travers donne des plaques impossibles à poser droites. Tracez au sol l'emplacement de la future cloison à l'aide d'un cordeau, puis reportez ce tracé au plafond à l'aplomb, avec un niveau laser ou un fil à plomb. C'est l'étape la plus importante du chantier.

Posez ensuite le rail au sol le long du tracé, en interposant une bande résiliente qui coupe les ponts phoniques. Fixez-le avec des chevilles adaptées au support, chevilles à expansion dans le béton, tous les 60 cm maximum. Faites de même au plafond, en veillant à ce que le rail haut soit parfaitement aligné avec le rail bas. Aux jonctions avec les murs existants, fixez également des rails ou des montants de rive verticaux. Cette ossature horizontale forme le cadre dans lequel viendront s'insérer les montants.

Poser les montants

Les montants verticaux assurent la rigidité de la cloison. Coupez-les à la hauteur sous plafond moins environ 1 cm, pour faciliter leur mise en place. Insérez-les dans les rails haut et bas en les faisant pivoter d'un quart de tour, puis positionnez-les à l'entraxe voulu.

L'entraxe standard est de 60 cm d'axe en axe, conforme au DTU 25.41 : cet écartement constant permet de visser les plaques dont les bords tombent pile sur un montant. C'est le principe du placo sur rail, qui permet de poser des cloisons en placo parfaitement planes sur une ossature légère. Réduisez cet entraxe à 40 cm pour une cloison de grande hauteur, supérieure à 2,50 m, ou destinée à recevoir du carrelage, plus lourd. Vérifiez la verticalité de chaque montant au niveau à bulle. Point technique important : on ne visse pas les montants aux rails, on les sertit à la pince à sertir, car une tête de vis créerait une surépaisseur qui déformerait la plaque. Aux angles et autour des huisseries de porte, doublez les montants pour rigidifier la structure. Enfin, avant de fermer la cloison, faites passer les gaines électriques et les tuyaux de plomberie, bien plus simple à ce stade qu'après la pose des plaques.

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Visser les plaques de plâtre

Une fois l'ossature montée et les gaines passées, place aux plaques. Fermez d'abord une face de la cloison. Présentez la plaque à la verticale, bord aminci sur le côté pour faciliter le futur jointoiement, et plaquez-la contre l'ossature en laissant un jeu d'environ 1 cm en bas, à l'aide de cales ou d'un lève-plaque. Ce jeu, imposé par le DTU 25.41, évite les remontées d'humidité et sera masqué par la plinthe.

Vissez à la visseuse avec des vis TTPC, en commençant par le centre de la plaque puis en progressant vers les bords, tous les 30 cm environ. La tête de vis doit affleurer le carton sans le percer : une vis trop enfoncée déchire le carton et perd de sa tenue. Décalez les plaques d'une rangée à l'autre, en quinconce, pour éviter les joints continus qui fragilisent la cloison. Une fois la première face fermée, posez l'isolant entre les montants si la cloison doit être isolée, puis fermez la seconde face de la même manière. Pour éviter les faux pas classiques, consultez notre article sur les 5 erreurs à éviter lors de la pose de plaques de plâtre.

Traiter les joints

Le traitement des joints est l'étape qui transforme un assemblage de plaques en une surface lisse et prête à peindre. C'est aussi celle qui demande le plus de soin et de patience. Appliquez une première passe d'enduit à joint dans le creux formé par les bords amincis de deux plaques adjacentes, puis noyez-y la bande à joint, papier ou fibre, en la maroquant à la spatule pour chasser l'air et l'excédent.

Après séchage, appliquez une deuxième passe d'enduit plus large pour recouvrir la bande, puis, si nécessaire, une troisième passe de finition encore plus large pour fondre le joint dans la plaque. Laissez sécher entre chaque passe. Traitez également les têtes de vis d'un point d'enduit. Une fois tout sec, poncez légèrement pour égaliser, en portant un masque, puis dépoussiérez. La cloison est alors prête à recevoir une sous-couche puis la peinture, ou un autre revêtement. Notre article pour enduire un mur complète utilement cette étape de finition.

Le cas du doublage de mur

Le doublage se distingue de la cloison : au lieu de séparer deux espaces, il habille un mur existant sur une seule face, pour l'isoler ou le rénover. La consommation de plaques est donc divisée par deux par rapport à une cloison. Deux techniques existent. Le doublage collé consiste à coller directement les plaques, parfois associées à un isolant, sur un mur sain et plan à l'aide de plots de mortier adhésif. Le doublage sur ossature, monté sur une structure métallique désolidarisée du mur, permet d'intégrer une isolation épaisse et de rattraper un mur irrégulier.

Le doublage sur ossature est la solution la plus performante pour isoler un mur froid, car il autorise une forte épaisseur d'isolant. Pour un mur très irrégulier, il évite en outre les problèmes d'adhérence du collage. Notre guide sur le prix d'un doublage en placo au m² détaille les tarifs de cette opération selon la technique retenue.

Faire soi-même ou faire appel à un professionnel ?

Monter une cloison en placo est un chantier accessible à un bricoleur méthodique et bien outillé : le matériel n'est pas coûteux, et une cloison droite dans une pièce simple se réalise en une journée pour une dizaine de mètres carrés. Le traçage, le sertissage et le vissage demandent surtout de la rigueur.

En revanche, une grande surface, une cloison de grande hauteur, un chantier avec de nombreuses découpes autour de portes, ou l'exigence d'une finition de joints irréprochable justifient l'intervention d'un professionnel. Un plaquiste garantit une ossature d'aplomb, des plaques bien posées et surtout des joints parfaits, l'étape la plus délicate. Pour situer votre budget, consultez nos guides sur le prix de pose d'une cloison en placo et le prix de pose d'une cloison. Sur Travaux.com, décrivez votre projet via notre formulaire : vous recevez des propositions de nos artisans vérifiés, en toute liberté pour comparer.

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❓ Foire aux questions

Comment poser du placo pour monter une cloison ?

Le montage suit quatre étapes : tracer l'emplacement au sol et au plafond, poser les rails puis emboîter les montants verticaux à 60 cm d'entraxe, visser les plaques de plâtre de chaque côté de l'ossature en laissant 1 cm de jeu en bas, et enfin traiter les joints à la bande et à l'enduit avant de peindre.

Quel entraxe pour les montants d'une cloison placo ?

L'entraxe standard est de 60 cm d'axe en axe, conforme au DTU 25.41. Réduisez-le à 40 cm pour une cloison de grande hauteur, supérieure à 2,50 m, ou destinée à recevoir un revêtement lourd comme du carrelage. Cet écartement permet aux bords des plaques de tomber sur un montant.

Faut-il visser ou sertir les montants sur les rails ?

Il faut sertir les montants aux rails avec une pince à sertir, jamais les visser. Une tête de vis créerait une surépaisseur qui déformerait la plaque de plâtre posée par-dessus. Le sertissage plie le métal sans créer de bosse, pour une surface parfaitement plane.

Quelle plaque de placo pour une salle de bains ?

Utilisez impérativement une plaque hydrofuge, reconnaissable à sa couleur verte, dans toute pièce humide : salle de bains, cuisine, buanderie. Elle résiste à l'humidité là où une plaque BA13 standard se dégraderait. Pour un mur de douche carrelé, une plaque hydrofuge sur ossature à 40 cm d'entraxe est conseillée.

Combien coûte la pose de placo au m² ?

En fournitures seules, pour une pose soi-même, comptez 8 à 15 €/m². Posée par un plaquiste, finition prête à peindre, une cloison revient entre 45 et 75 €/m² en 2026, la main d'œuvre représentant 25 à 50 €/m². Le prix varie selon le type de plaque, l'isolation et la complexité du chantier.

Quelle différence entre une cloison et un doublage en placo ?

Une cloison est une paroi autoportante qui sépare deux espaces, plaquée des deux côtés sur une ossature. Un doublage habille un mur existant sur une seule face, pour l'isoler ou le rénover, et consomme donc deux fois moins de plaques. Le doublage peut être collé sur le mur ou monté sur ossature.

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