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Enquête sur les coûts moyens des travaux de réhabilitation en France

En 2003, L’Observatoire des Coûts des Travaux de Réhabilitation (OCTR) ont rendu leurs résultats de l’enquête portant sur l’amélioration et l’entretien des logements. La constatation fut une constante augmentation depuis 2001 des dépenses engagées pour l’amélioration et l’entretien des logements. De fait, 15 millions d’opérations ont été mises en œuvre en 2003 pour un coût total de 48 milliards d’euros TTC.

Enquête sur les coûts moyens des travaux de réhabilitation en FranceL’enquête a été effectuée à partir d’opérations ayant bénéficié d’un financement de l’ANAH, cherchant à restituer la complexité des interventions. Ainsi l’OCTR, à partir de l’analyse de devis proposés par les entreprises et acceptés par les propriétaires-bailleurs, s’est-il appuyé sur un peu plus de 1.500 dossiers représentant plus de 10.000 prestations représentatives pour définir ces coûts.

Le remplacement des menuiseries extérieures est la prestation la plus rencontrée, 34,9% du volume des 18 premières prestations représentatives. Les 10 prestations les plus rencontrées ensuite sont dans l’ordre : l’installation d’une cuvette de WC (24%), la pose de faïences murales (20,3%), la distribution électrique des pièces et pièces sèches (19,3% et 18,3% respectivement), le remplacement d’une porte de distribution (17,6%), la distribution électrique privative complète (15,5%), l’installation d’un chauffage central au gaz sans condensation (14,6%) et enfin l’installation d’un lavabo sur colonne (14%).

[pub]Autre enseignement, ce sont les travaux de plomberie, sanitaire et chauffage qui induisent le plus grand nombre de prestations associées (44). En clair, une prestation de plomberie, qui peut être bon marché en soi, s’inscrit généralement dans le cadre d’un devis beaucoup plus large qui implique le recours à plusieurs corps d’état.

En terme de coûts, selon l’OCTR, le plus gros poste est sans surprise celui occupé par la maçonnerie (maçonnerie, béton armé, carrelage et travaux de façade) qui représente environ 25,5% du marché des travaux de réhabilitation (contre 22% en 2002) pour seulement 13,1% du volume des prestations (11% en 2002). Viennent ensuite les travaux de plomberie/sanitaire avec 13,6% (contre 15,9% en 2002), les travaux de revêtement (peinture, revêtement mural ou de surface) avec 12,1% (contre 11% en 2002) puis les menuiseries extérieures et intérieures avec 11, 6% (contre 14,5% en 2002) à peu près autant que les travaux de toiture 11,7% (contre 11% en 2002), ces derniers ne représentant pourtant que 1,1% de l’ensemble des travaux effectués.

Enquête sur les coûts moyens des travaux de réhabilitation en FranceL’enquête permet enfin de relever que certaines prestations ont connu en 2003 de fortes baisses, la plus spectaculaire étant celle du coût de remplacement des menuiseries extérieures (de 437,4 euros le m² en 2002 à 296,6 euros le m² en 2003). A l’inverse, d’autres prestations ont subi de grosses augmentations. Ainsi le m² de façade enduite fait-il un bond de 34,6 euros au m² à 44,7 euros au m².

Les coûts moyens des principales prestations qui ont pu être définis en 2003 s’établissent de la manière suivante (prix hors taxes, fournitures comprises) :

  • Ravalement de façade enduite : 44,7 euros par m² (34,6 en 2002)
  • Remplacement des menuiseries extérieures : 296,6 euros par m² (437,4 en 2002)
  • Doublage thermique intérieur (hors surface des baies) : 24,9 euros par m² (27,1 en 2002)
  • Lavabo sur colonne : 238,8 euros l’unité (202,2 en 2002)
  • L’installation d’une cuvette de WC : 307,2 euros l’unité (311,5 en 2002)
  • Installation d’un chauffage central individuel au gaz : 4.826,9 euros l’unité (4515,6 en 2002)

    Enquête sur les coûts moyens des travaux de réhabilitation en FranceAttention cependant, ces coûts, s’ils sont représentatifs du marché, ne sont que des coûts moyens qui n’ont qu’une valeur indicative. En effet, il peut y avoir de grandes variations, du simple au double voire plus, selon que l’on habite dans une petite commune ou une grande, en Province ou en région parisienne ou selon encore la structure du chantier. En effet, le prix de l’installation d’un chauffage central individuel au gaz par exemple va varier selon les différentes fournitures, les travaux requis (percement ou non d’un mur par exemple), l’évacuation ou non de l’ancienne chaudière, etc.

    Christophe Leray

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