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Les éclairages sur les lieux de travail

Les exigences de sécurité et de confort de l’éclairage en milieu de travail ont pris une importance grandissante. De même, l’amélioration générale de l’habitat a rendu les salariés plus exigeants et plus sensibles à l’esthétique de leur lieu de travail.

Les éclairages sur les lieux de travailQue cela soit dans le cadre d’une construction, d’un réaménagement ou d’une rénovation de bâtiments, il est tout à fait possible d’intégrer quelques principes simples qui évitent la fatigue et la monotonie.

Lumière naturelle

De manière générale (article 235-2 du code du travail), “les bâtiments doivent être conçus et disposés de telle manière que la lumière naturelle puisse être utilisée pour l’éclairage des locaux de travail”. En clair, le maître d’ouvrage doit privilégier le recours à la lumière naturelle partout où cela est possible.

Il n’a pas été fixé de valeurs minimales d’éclairement mais elles doivent être supérieures aux valeurs définies dans l’article 232-7-2. Il convient de s’assurer que les postes de travail ne sont pas éloignés de plus de 6 mètres des fenêtres. Enfin, des meubles ou équipements ne doivent pas être supérieurs à 1 mètre entre la source de lumière et le poste de travail.

Lumière artificielle

[pub]Les niveaux d’éclairement doivent correspondre à des valeurs minimales en tenant compte de la nature de l’activité. Selon l’article 232-7-2, les valeurs minimales d’éclairement sont les suivantes : 40 lux pour les voies de circulation intérieure, 60 lux pour les escaliers et entrepôts, 120 lux pour les locaux de travail, vestiaires et sanitaires et enfin 200 lux pour les locaux aveugles affectés à un travail permanent (les appareils de mesure des lux sont disponibles dans le commerce).

Afin de créer un environnement lumineux agréable, il faut également s’occuper des surfaces de travail et des revêtements qui sont parfois réfléchissantes et éblouissantes. De plus, afin d’éviter la fatigue visuelle, il faut éviter les contrastes trop prononcés entre l’éclairage des zones de travail et l’éclairage général et entre les surfaces de travail. Enfin, réglementairement, l’indice de rendu des couleurs doit être supérieur à 80.

Dans les boutiques et commerces

Au-delà de l’aspect réglementaire, dans les boutiques et commerces la lumière à une fonction visuelle et commerciale : Il ne s’agit pas seulement d’éclairer mais d’embellir. Il n’y a hélas pas de principes universels à l’éclairage commercial car les techniques d’éclairage reposent sur le type de clientèle – tout public ou haut de gamme -, le type de produit, la taille des produits, etc. Tout cela induit les choix. La standardisation est plus aisée en commercial mais le principe du cas par cas reste prévalant car les buts changent avec chaque utilisateur.

En tout état de cause, pour disposer d’une évaluation exacte des ambiances lumineuses, le responsable des services généraux des entreprises peut faire appel à des organismes spécialisés et agréés par le ministre du Travail, tel l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INSR).

Christophe Leray

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