Accueil > Travaux > Chauffage > Face à la hausse du coût de l’énergie, quid du chauffage au fuel ?

Face à la hausse du coût de l’énergie, quid du chauffage au fuel ?

L’actualité économique, notamment énergétique, n’est pas sans inquiéter le consommateur avéré ou éventuel de fioul (ou fuel). Le fioul qui, pendant longtemps constituait une énergie intéressante par rapport au bois, au gaz, à l’électricité par exemple, serait-il en perte de vitesse ? Le point.

Face à la hausse du coût de l’énergie, quid du chauffage au fuel ?Le fioul, malgré les apparences, reste une énergie bon marché. En effet, selon l’Observatoire de l’Energie, ce combustible est environ deux fois moins cher au kWh que l’électricité mais deux fois plus cher que le bois et légèrement plus élevé que le gaz. A titre de comparaison, pour une surface à chauffer de 120m² (hauteur sous plafond de 2,5m, volume total de 300m3), bien isolée, le fioul (1.527 euros) offre grosso modo pour une année des coûts de consommation trois fois plus importants que le bois (bois à 22% d’hydrométrie, 558 euros), deux fois plus que les granulés de bois (844 euros) et plus de cinquante pour cent moins onéreux que l’électricité (2.582 euros) et le propane (2.481 euros). Ces chiffres estimatifs illustrent bien le caractère compétitif du prix du fuel.

[pub]Par ailleurs, grâce aux avancées technologiques réalisées sur les chaudières de la nouvelle génération, le fioul est devenu nettement plus économique et écologique qu’il y a encore quelques années. Ainsi, pour une même habitation, les consommations et les émissions de CO2 (dioxyde de carbone) qui lui sont directement liées ont considérablement diminué. Par exemple, entre 1965 et aujourd’hui, à performance comparable, la consommation annuelle de fioul domestique d’une chaudière est passée de 3.100 litres à 1.800 litres. Et les rejets de CO2 sont passés de 8,3 tonnes à 4,8 tonnes, soit une diminution de 40%.

De plus, compte tenu de la diversité des qualités de fioul (fioul ordinaire, fioul de qualité supérieure,…), le fioul de qualité supérieure, certes plus onéreux à l’achat, permet une économie d’énergie de 7 à 8% par an. Il résiste désormais à des températures allant jusqu’à -18°C et possède des propriétés anticorrosion. Il est, par ailleurs, dépourvu en partie d’odeurs nauséabondes. Son usage a pour effet d’éviter également un nettoyage prématuré de la citerne du fait de la diminution de son encrassement. Bref, l’usage d’un tel fioul offre un plus grand confort que les fioul ordinaires.

Face à la hausse du coût de l’énergie, quid du chauffage au fuel ?Le coût des chaudières quant à lui peut varier dans une fourchette de 450 euros à 2.000 euros. Une telle disparité s’explique par le fait que les chaudières premier prix ont une durée de vie plus courte (15 ans en moyenne) et une consommation plus importante avec un rendement de l’ordre de 75% comparées à des chaudières haut de gamme dont la longévité peut atteindre 30 ans pour un rendement de 100%, voire plus. Quant à la cuve de stockage de fuel, son prix oscille entre 59 euros, quand elle est simple et 900 euros, lorsque elle est plus élaborée (système électronique, dispositif anti-odeur,…). A noter par ailleurs l’existence de chaudières polycombustibles permettant de bénéficier des avantages de chaque énergie (Bois+gaz naturel, bois+fioul). A ce titre, il est donc possible d’utiliser soit en parallèle deux chaudières à énergie différente pouvant être utilisées alternativement, soit une chaudière deux en un.

A noter par ailleurs que les fabricants ont fait de gros efforts de conception. Aujourd’hui, des chaudières aux formes compactes (moins d’1m²) et, de plus en plus souvent, designées, se révèlent bien moins encombrantes qu’avant, voire dans certains cas, ne se cachent plus.

En matière d’installation, votre interlocuteur privilégié est un chauffagiste qualifié. Il saura, en tout état de cause (il a une obligation de conseil) vous conseiller sur l’opportunité d’installer une chaudière au fioul. En effet, il peut éventuellement recommander un autre combustible, dans le cas par exemple où votre habitation est située dans une zone reliée au gaz de ville. Il pourra le cas échéant effectuer un diagnostic énergétique afin d’estimer la consommation et coût annuels de votre chauffage, y compris ou non l’eau chaude sanitaire. Il indiquera également quel est, à son avis, le meilleur emplacement de la chaudière et de la cuve de stockage.

Face à la hausse du coût de l’énergie, quid du chauffage au fuel ?Concernant le stockage justement, plusieurs solutions sont possibles. Le stockage en plein air ne demande pas d’enfouissement ou de local spécifique, seulement de la place où poser la citerne. Attention, des règlements d’urbanisme interdisent souvent d’installer cette citerne où bon vous semble. Le stockage non enterré consiste en une cuve placée dans un bâtiment, généralement le sous-sol ou le garage. La meilleure solution reste sans conteste le stockage enterré, offrant discrétion sans perte d’espace. Il en résulte néanmoins un surcoût résultant des travaux d’aménagement. Attention, cette dernière option est réglementée pour des raisons de sécurité. Là encore, votre chauffagiste doit pouvoir vous conseiller utilement.

La fourniture des foyers en fioul domestique est effectuée par la FF2C (Fédération Française des Combustibles et Carburants), qui représente pas moins de 3.500 entreprises implantées partout en France et disposant de 4.000 sites de stockage. Concrètement, vous pouvez tout simplement vous adresser à une grande surface pour vous faire livrer.

Le financement de votre installation est possible à certaines conditions. Ainsi, de nombreux produits ouvrent droit au crédit d’impôts (voir à ce propos nos articles relatifs aux crédits d’impôts) et/ou à une T.V.A à taux réduit (5,5%, lire à ce sujet notre article).

Face à la hausse du coût de l’énergie, quid du chauffage au fuel ?Enfin, concernant l’entretien, une visite annuelle de votre installation est obligatoire. Elle vous permettra d’éviter tout incident éventuel, d’assurer un rendement optimal de la chaudière et d’augmenter sa durée de vie, celle du brûleur et de réduire les émissions polluantes. Cet entretien est réalisé, le plus souvent, soit sous la forme d’un contrat d’entretien avec un chauffagiste (qui n’est pas nécessairement votre installateur même si cela est recommandé) soit sous forme d’un abonnement, une formule davantage plébiscitée car plus souple. L’opération comprend le nettoyage du brûleur et du foyer de la chaudière, le contrôle et le réglage de la combustion et la vérification des organes de sécurité. Sachez en outre que le ramonage annuel de la cheminée est obligatoire ; vous pouvez d’ailleurs l’inclure dans votre contrat. Ce contrat d’entretien et le ramonage de la cheminée bénéficient du taux de TVA réduit 5,5% sous réserve qu’ils soient réalisés par un professionnel.

Poster un commentaire

Une question ? Une réaction à cet article ? N'hésitez pas à laisser votre message ci-dessous:

Champs obligatoire

Vous êtes un professionnel

Opportunités de chantiers à saisir !

Être rappelé pour en profiter

Articles récents


Newsletter

Votre demande d'inscription a bien été prise en compte.

Professionnels du bâtiment

Nous avons des opportunités de chantiers pour vous !

Remplissez rapidement votre carnet de commandes avec des chantiers qui vous rapportent !

En savoir plus