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Invasions de termites : comment réagir ? Comment se prémunir ?

D’abord localisées, les invasions de termites concernent désormais les trois quart du territoire, seul le quart nord-est étant encore épargné pour des raisons climatiques (les termites n’aiment pas le froid). Mais, même dans les zones non concernées, l’obligation de déclaration en cas d’invasion demeure impérieuse. Le point pour ne pas se faire boulotter sa maison.

Invasions de termites : comment réagir ? Comment se prémunir ?Quel est le problème ?

Les termites sont des insectes blanchâtres, de 5 à 7 millimètres de long, peu visibles hors de leur milieu naturel, la terre et le bois, qui se nourrissent de cellulose qu’ils trouvent en abondance dans la nature mais aussi dans les zones urbanisées, et particulièrement dans les habitations proches d’une source d’humidité. En clair, ces petites bestioles mangent le bois et le plâtre, dans lequel on trouve également de la cellulose.

Le souci principal est que les termites ne laissent presque pas de traces de sciures à l’extérieur des bois attaqués et peuvent donc grignoter vos charpentes ou vos escaliers en toute impunité. Il existe toutefois quelques manifestations (difficilement) perceptibles de leur présence. Si des galeries sinueuses et verticales sont apparentes, ainsi que des réseaux de stalactites, ou que de petits orifices bordés de noirs apparaissent sur le plâtre, la maison est très certainement infestée par les termites.

[pub]Lorsqu’elles attaquent, les termites profilèrent à partir des zones humides de l’habitation, les caves en premier généralement puis elles grimpent en passant par les infiltrations, les joints d’étanchéité ou encore les canalisations. Les dégâts peuvent alors d’autant importants qu’ils sont invisibles pour un non professionnel, sauf à un stade avancé, quand il est trop tard. De plus, outre le fait de fragiliser la structure du bâtiment, ces insectes peuvent également endommager les installations électriques.

Enfin, ce problème concerne tout un chacun. Il existe approximativement 2.000 espèces de termites en France, réparties sur les trois-quarts du territoire français. Près de 50 préfectures de département ont d’ailleurs des arrêtés pour délimiter les zones touchées. Pour l’instant seul le quart Nord-Est semble épargné pour des raisons climatiques.

Quelle est la réglementation en vigueur ?

Les dégâts susceptibles d’êtres commis sont tels que les litiges en cas de vente se sont multipliés. Pour assainir la situation et éviter que le problème ne s’échange d’un propriétaire à un autre, le décret n°2000-613 du 3 juillet 2000 exige qu’un état parasitaire réalisé par un technicien agréé soit remis en annexe de l’acte de vente. Le document certifie ainsi le non parasitage de l’habitation par les insectes xylophages. Cette obligation s’applique dans les zones communales et départementales frappées par un arrêté de protection.

Mais, attention, même dans une zone géographique non concernée par un arrêté de protection, dès que vous avez connaissance de la présence de termites dans votre bâtiment, vous devez en faire la déclaration en mairie. Cette obligation de déclaration repose sur l’occupant, soit, le plus souvent, le locataire ou le propriétaire. Pourquoi le locataire ne peut-il se contenter de prévenir son propriétaire ? Tout simplement parce que la loi donne alors au maire le pouvoir de faire exécuter d’office les travaux imposés par la lutte contre les termites, travaux que des propriétaires peu scrupuleux pourraient répugner à effectuer, passant alors le problème sous silence, au risque de contaminer tout un quartier. Si l’immeuble est inoccupé, c’est au propriétaire de faire la déclaration. Dans le cas d’un immeuble en copropriété, l’obligation de déclaration repose sur le syndicat des copropriétaires pour les parties communes.

En cas d’absence de certificat ou de déclaration, les contrevenants s’exposent, entre autres, à une injonction municipale ou préfectorale de réaliser des travaux, voire une amende de 1.500 à 7.500 euros.

Quelles sont les solutions ?

Au moindre doute, la première chose à faire est de demander un diagnostic réalisé par un expert. Celui-ci doit connaître la biologie des insectes xylophages pour rechercher tous les cheminements possibles dans l’immeuble.

Quant au traitement il peut être curatif, préventif, voire les deux à la fois. Le traitement curatif consiste à injecter des produits chimiques pour tuer la bestiole présente dans le bois. Des produits plus élaborés peuvent également faire office de ‘durcisseurs’ dans les galeries, renforçant ainsi la structure fragilisée. Mais une fois l’habitation touchée, si les modalités de traitement chimiques ne manquent pas (produits insecticides, injections dans les charpentes, épandages, etc.), elles doivent ensuite être suivies par des procédés préventifs, comme des vernis répulsifs par exemple. Attention, ces produits chimiques peuvent avoir des effets néfastes pour les utilisateurs inexpérimentés ou même pour les occupants en cas de mauvaise application, ce n’est absolument pas une opération à réaliser soi-même. D’autant plus qu’un traitement unique n’est pas suffisant (la barrière chimique créée devra être entretenue). Compte tenu de la biologie et du comportement social des termites, seuls des professionnels confirmés sont en mesure d’assurer une protection durable des biens.

Le traitement préventif consiste pour sa part à traiter chimiquement les lieux par le biais de barrières : épandage d’insecticide sur le sol autour de la maison, injection d’insecticide sous pression dans les murs et traitement externe de toutes les parties boisées.

A noter également qu’il existe également un système, à mettre en œuvre lors d’une construction neuve, qui consiste en un film de protection à placer sous les fondations (pour plus de précisions consultez notre article ‘L’isolation anti-termites possibles dès les fondations‘).

Qui s’occupe des travaux ?

Le diagnostic est réalisé par un expert qui peut être agréé par Qualibat ou par le Centre technique du bois et de l’ameublement (CTBA). Généralement le coût du diagnostic se situe aux alentours de 150 euros.

Les travaux sont réalisés par une entreprise spécialisée (différente du diagnostiqueur) dans le traitement contre les insectes et les acariens. Le coût peut varier suivant l’état de la maison. Quoi qu’il en soit, il existe des aides de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH) pour réduire la facture (pour plus de précisions consultez notre dossier ‘Aides et Subventions‘).

Commentaires

1


  • vaisserabot Publié le

    Comment faire un dossier ANAH à l’ile de la Reunion

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