Accueil > Travaux > Amiante, plomb, termites... > Amiante, Termites, Plomb et Légionellose

Amiante, Termites, Plomb et Légionellose

Amiante, légionellose, plomb, termites. Un logement n’est pas exempt de dangers et de nuisances. Une rénovation peut être l’occasion de les découvrir et de s’en débarrasser.

Amiante, Termites, Plomb et LégionelloseAmiante

L’amiante (ou asbeste) est une famille de minéraux fibreux et cristallins très répandue à la surface du globe et largement utilisée dans l’industrie et le bâtiment pour ses propriétés physiques, notamment sa résistance au feu, chimiques et son faible coût. On le trouve aussi bien dans les produits d’isolation que dans la bijouterie ou des produits domestiques dérivés (joints, revêtements…). Inhalé par l’organisme, la poussière d’amiante représente l’un des premiers dangers par pollution urbaine et industrielle.

[pub]Tous les immeubles collectifs, qu’ils appartiennent à des personnes privées ou publiques, sont soumis aux règles relatives à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l’amiante. Seules les maisons individuelles ne comportant qu’un seul logement sont dispensées de ces mesures. Dispense ne vaut pas imprudence; il faut enlever l’amiante.

L’amiante se trouve généralement dans les calorifugeages, les flocages et les faux plafonds. Pour établir la présence ou non d’amiante dans un bâtiment, vous devez faire établir un diagnostic par un professionnel (il existe des spécialistes). Si le diagnostic révèle la présence d’amiante, vous devez faire vérifier l’état de la conservation des matériaux par un technicien de la construction et procéder aux mesures appropriées: élimination, contrôles périodiques, surveillance de l’empoussièrement, etc.

Termites

Les termites sont des insectes blanchâtres, de 5 à 7 millimètres de long, peu visibles hors de leur milieu naturel, la terre et le bois, qui se nourrissent de cellulose qu’ils trouvent en abondance dans la nature mais aussi dans les zones urbanisées, et particulièrement dans les habitations proches d’une source d’humidité. D’abord localisées, les invasions de termites concernent désormais les trois quart du territoire, seul le quart nord-est étant encore épargné pour des raisons climatiques (les termites n’aiment pas le froid).

Dès que vous avez connaissance de la présence de termites dans votre bâtiment, vous devez en faire la déclaration en mairie. L’obligation de déclaration repose sur l’occupant : le plus souvent se sera le locataire ou le propriétaire. Si l’immeuble est inoccupé, c’est au propriétaire de faire la déclaration.
S’agissant d’un immeuble en copropriété, l’obligation repose sur le syndicat des copropriétaires pour les parties communes. La loi donne au maire le pouvoir de faire exécuter d’office les travaux imposés par la lutte contre les termites.

Lorsqu’un bâtiment est infesté, il convient de faire appel à un entrepreneur spécialisé connaissant le mode de vie de ces insectes et qui est capable de déterminer les zones structurelles où les attaques de termites se produiront le plus probablement. S’agissant des termites souterrains, le traitement sera double : guérir en attaquant les termites qui ont déjà envahi les bois ou la cellulose de la maison et surtout prévenir en créant une barrière chimique autour de la structure de l’immeuble, ceci afin d’empêcher les termites de pénétrer à l’intérieur.

Les termicides sont des produits chimiques dont les effets peuvent être néfastes pour les utilisateurs inexpérimentés ou même pour les occupants en cas de mauvaise application. Il est évident dans le traitement des termites que le plus important n’est pas le produit chimique utilisé mais le volume et la cadence de dilution. Un traitement unique n’est pas suffisant. La barrière chimique qui aura été créée devra être entretenue, d’où le développement prévisible des contrats d’entretien.

Compte tenu de la biologie et du comportement social des termites, seuls des professionnels confirmés sont en mesure d’assurer une protection durable des biens visés par ces insectes.

Depuis 1960, le Centre Technique du Bois et de l’Ameublement (CTBA) délivre une certification de service CTB A+ destinée aux entreprises de traitement des bois et autres matériaux, notamment celles spécialisées dans la lutte contre les termites.

Les travaux engagés dans le but d’éradiquer un problème de termites peuvent être subventionnés par l’Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH) et sont soumis à la TVA réduite de 5,5%.

Qui plus est, une réduction d’impôt pour les travaux de lutte contre les termites dans les résidences principales est possible, au titre des dépenses de grosses réparations et d’amélioration, sans condition d’ancienneté de l’immeuble.

Légionellose

La légionellose est une pneumopathie aiguë grave due à un bacille Gram négatif (legionella pneumophilia) qui se propage par les systèmes d’air conditionné et les canalisations d’eau. La maladie a été découverte en 1976 quand 200 congressistes de l’American Legion réunis à Philadelphie présentèrent une pneumonie aiguë très fébrile dont 29 moururent.

Si le nombre de cas de légionellose a fortement augmenté depuis 1997, les sources sont majoritairement les hôtels, les campings, les tours de climatisation des grands ensembles. Ce qui n’empêche que sa simple évocation peut provoquer la panique dans un immeuble d’habitation. La contamination se faisant par inhalation, les douches et les bains prolongés sont des situations à risques.

Cependant, dans la très grande majorité des cas, la meilleure et la plus simple façon de lutter est d’augmenter la température de l’eau chaude (la bactérie prolifère dans une eau à 45 degrés mais disparaît d’une eau à 52 degrés) et de désinfecter les tuyaux à la sortie des ballons d’eau chaude. Veillez aussi à la propreté des filtres de votre système de climatisation.

Plomb

Les peintures anciennes au plomb (la céruse) constituent la source principale d’intoxication dans des bâtiments construits avant 1948, dégradés ou qui font l’objet de travaux de rénovation. Les autres sources (eau de boisson, sources industrielles) ne doivent cependant pas être complètement ignorées. L’INSERM a évalué à 250.000 le nombre d’enfants exposés. De fait un état des risques d’accessibilité au plomb doit être annexé à tout contrat ou promesse de vente, pour tout immeuble affecté en tout ou partie à l’habitation construit avant 1948, et situé dans une zone à risque d’exposition au plomb délimitée par arrêté préfectoral.

A ce jour 22 départements sont soumis à un arrêté préfectoral concernant le plomb dans l’eau. Ces arrêtés classent l’ensemble du département en zone à risque d’exposition au plomb. Les principaux départements concernés sont la creuse et la Corrèze (plus de 50% de la population recevant une eau chargée en plomb) et les départements du Massif Central auxquels s’ajoutent ceux de l’Ariège et de la Haute-Corse (de 20 à 50%).

Pour se débarrasser des dangers que représentent le plomb, il n’existe qu’une solution : le changement de la plomberie ou l’élimination des peintures. La loi impose que ces travaux soient réalisés par des professionnels.

Poster un commentaire

Une question ? Une réaction à cet article ? N'hésitez pas à laisser votre message ci-dessous:

Champs obligatoire

Vous êtes un professionnel

Opportunités de chantiers à saisir !

Être rappelé pour en profiter

Articles récents


Newsletter

Votre demande d'inscription a bien été prise en compte.

Professionnels du bâtiment

Nous avons des opportunités de chantiers pour vous !

Remplissez rapidement votre carnet de commandes avec des chantiers qui vous rapportent !

En savoir plus