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Alarme incendie : des solutions simples pour détecter le feu

Les logements équipés d’un système d’alarme incendie présentent quatre fois moins de risque de décès au feu que les autres. Pour éviter le pire, mieux vaut l’anticiper. Détecteurs de fumée, de chaleur, de gaz, de monoxyde de carbone ou centrale d’alarme incendie… Revue de détails des solutions disponibles.

Alarme incendie : Pour éviter le pire, mieux vaut l’anticiper

Pompier Frédéric BISSON

Pompier ©Frédéric BISSON

L’actualité rappelle régulièrement et cruellement, les dommages causés par un incendie. En France, un incendie d’habitation a lieu toutes les 2 minutes et 10.000 personnes en sont victimes chaque année. Quand il ne tue pas, l’incendie entraîne souvent par ailleurs de graves séquelles.

De fait, de tous les incidents domestiques, c’est de loin le plus lourd de conséquences et il réunit à lui seul tous les ingrédients d’un scénario catastrophe :

  • sa toxicité : une exposition de moins de 5 minutes aux fumées peut donner lieu à un handicap à vie ;
  • sa rapidité : le feu se propage si rapidement qu’il faudrait pour l’éteindre un verre d’eau la 1ère minute, un sceau d’eau la 2ème minute et une citerne d’eau la 3ème minute ;
  • sa température : un espace clos atteint 600°C en 5 minutes et jusqu’à 1.200°C dans une cage d’escalier ;
  • son effet dévastateur : il implique toutes les personnes présentes sur les lieux avec parfois le voisinage et provoque des dégâts importants.

Alarme incendie : obligations légales

Détecteur de fumée Lifebox

Détecteur de fumée ©Lifebox

La France était l’un des derniers pays occidentaux à ne pas avoir d’obligation d’installation de détecteurs incendie dans les habitations. Depuis l’adoption de la loi n°2010-238 du 9 mars 2010, l’installation d’un détecteur de fumée, officiellement appelé détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF), est obligatoire dans tous les logements d’habitation.

LA date limite d’installation pour les détecteurs de fumée étaient initialement fixée au 9 mars 2015, mais face aux problèmes d’approvisionnement des DAAF et du manque d’installateurs, la date butoir a été repoussée au 1er janvier 2016 . Cette date limite correspondant à la date d’installation ; rien n’empêche pour autant de réaliser l’achat de votre détecteur de fumée avant cette date.

Si cet investissement minimum est à la portée de toutes les bourses (entre 5 et 30€), on peut lui adjoindre des extincteurs et aérosols à fonction extinctrice conformes la norme AFNOR NF S 61 804 (à partir de 20 euros) et des couvertures, indiquées notamment pour étouffer les feux provoqués par l’huile de cuisson (environ 40 euros).

Estimez le prix d’une alarme incendie avec  le guide des prix sécurité

Pour en savoir plus Lire : Détecteur de fumée : tout savoir pour être en règle

Les détecteurs autonome avertisseurs de fumée (DAAF)

Détecteur de fumée Insafe

Détecteur de fumée ©Insafe

En avertissant dès la détection d’une fumée, les DAAF permettent de maîtriser le départ du feu à temps, ou de fuir sans être victimes des émanations. Les DAAF sont le seul moyen de ne pas être victime des feux nocturnes, particulièrement meurtriers (responsables de 70% des décès dans les incendies d’habitation).

Pour une protection de base, il est recommandé d’installer au moins un détecteur à chaque étage de la maison, y compris au sous-sol et, si possible près de votre chambre pour que vous puissiez l’entendre. Placez des détecteurs-avertisseurs de fumée supplémentaires pour surveiller les escaliers, ceux-ci se comportant comme des cheminées vis-à-vis de la fumée et de la chaleur. Pour une protection optimum, le mieux serait de placer un détecteur-avertisseur de fumée dans chaque chambre occupée, surtout dans celle d’un fumeur, dans chaque pièce contenant des appareils électriques (ex. chauffage portatif, ordinateur) voire dans les pièces suivantes : salon, salle à manger, rangement, dressing, sous-sol.

Emplacement des détecteurs de fumée © KIDDE

Emplacement des détecteurs de fumée ©KIDDE

Certains endroits sont à éviter, notamment les salles de bain, à proximité des appareils de chauffage, près des fenêtres et des ventilateurs de plafond. Puisque la fumée s’élève dans les airs, il est naturellement recommandé de fixer les détecteurs de fumée au plafond et si possible au centre de la pièce, sinon à plus de 20cm de tout obstacle et à plus de 60cm d’un angle. Si ce n’est pas possible, placez le détecteur sur un mur à une distance de 15 à 20cm du plafond.

Cela dit, le principal inconvénient des DAAF – outre leur aspect inesthétique au milieu du plafond – est leur manque de discernement. Une sirène (elle atteint généralement les 85 décibels) qui se déclenche trop souvent de façon intempestive et les occupants du logement sont tentés d’en enlever la pile. Trop près d’une cuisine, un DAAF peut se révéler exaspérant, trop loin, inefficace. De l’intérêt de se renseigner auprès d’un professionnel qui tentera avec vous de déterminer les meilleurs endroits de la maison en fonction de vos habitudes, de votre espace et, pourquoi pas, de l’esthétisme de votre décoration.

Ces détecteurs optiques autonomes fonctionnant à pile ou en 220Vcc, sont d’installation facile et, comme leur nom l’indique, ne nécessitent d’être asservis à aucun autre appareil. Certains modèles ont un flash intégré à l’usage des personnes malentendantes. L’entretien se limite à s’assurer régulièrement que le détecteur de fumée fonctionne : Il suffit pour cela d’appuyer chaque mois sur le bouton de test et de remplacer la pile à date fixe ou si le témoin de fin de vie de la pile se déclenche. A noter d’ailleurs que certaines piles ont désormais des durées de vie ‘garanties’ de 10 ans. Ces détecteurs optiques doivent être impérativement à la norme.

Pour en savoir plus lire : Détecteur de fumée design

Alarme incendie : systèmes complets

Système alarme incendie C.R.I.S. SERVICE ALARME

Système alarme incendie ©C.R.I.S. SERVICE ALARME

Si vous habitez une vaste demeure et souhaitez, dans un esprit de prévention, un équipement plus complet, comptez au minimum 1.000 euros sans la pose. En ce cas, vous opterez pour une installation classique d’alarme incendie. Laquelle se compose, aussi bien en filaire ou sans fil :

  • d’une centrale incendie ;
  • d’un ou plusieurs détecteurs (de fumée, de gaz, de monoxyde de carbone, de chaleur) ;
  • d’une ou plusieurs sirènes incendie ;
  • d’un transmetteur téléphonique.

De telles installations permettent de détecter rapidement un début de sinistre et de vous en informer, même si vous n’êtes pas chez vous, grâce au transmetteur téléphonique. Au-delà de la taille du logement, ces installations sont très utiles au domicile de personnes âgées ou physiquement dépendantes qui ne réagiraient pas assez rapidement pour prévenir les secours ou ne pourraient pas se déplacer seules pour fuir en cas d’incendie. Dans ce cas, des proches ou des voisins pourraient être alertés pour prendre les mesures nécessaires.

Le matériel doit être aux normes NF et, si vous avez recours à un installateur – ce qui est recommandé, nous nous permettons d’insister -, mieux vaut qu’il soit agréé APMIS. La marque APMIS, réservée au domaine de l’incendie, est une marque collective délivrée par le Centre National de Prévention et de Protection (CNPP). Elle distingue les professionnels qui, par leur compétence, leurs moyens et leur organisation, garantissent la qualité de prestations techniques.

Pour en savoir plus lire : Comment choisir son système d’alarme ?

Estimez le prix d’une alarme incendie avec  le guide des prix sécurité

Les détecteurs de chaleur

Détecteur de chaleur Pasolo

Détecteur de chaleur ©Pasolo

Ce type d’alarme incendie s’utilise là où il y a des ambiances fumigènes : cuisines ou garages dans lesquels les détecteurs de fumée seraient inefficaces. Un thermistor déclenche l’alarme incendie dès que la température atteint un certain seuil, aux environs de 50°. Il peut être muni d’un avertisseur intégré et d’un réarmement automatique dès que la température revient à son niveau normal. Le coût est d’environ 60 euros. Sachez que nombre d’incendies se déclenchent dans la cuisine à cause du simple oubli d’une cocotte qui mijote ou d’un(e) cuisinier(e) soudain passionné(e) par une émission de télé.

Les détecteurs de gaz et détecteurs de monoxyde de carbone

Détecteur de gaz

Détecteur de gaz

Ils ne peuvent pas se substituer à une révision de vos installations de chauffage et de production d’énergies par des personnels qualifiés. Néanmoins, pour assurer une bonne prévention, les détecteurs de gaz s’installent près du sol pour les gaz à densité plus grande que l’air (butane et propane) et près du plafond pour le gaz naturel ou méthane qui a une densité inférieure à celle de l’air. Les détecteurs de monoxyde de carbone sont indispensables en présence de poêles, chaudières ou cuisinière à gaz pour détecter le monoxyde de carbone, un tueur silencieux qui fait chaque année des centaines de victimes. Ils s’installent au moins à 2 mètres de l’appareil hors zone humide. Le coût est d’environ 60 euros.

 

 

 

L’alarme incendie classique

Alarme incendie ABC Sécurité

Alarme incendie ©ABC Sécurité

L’installation d’un système classique d’alarme incendie s’articule autour de la centrale d’alarme qui va centraliser les données envoyées par les détecteurs et déclencher les moyens d’alerte. Elle se compose de :

  • 1 centrale d’alarme ;
  • 1 ou plusieurs détecteur(s) de fumée, de chaleur, de monoxyde de carbone, etc. ;
  • 1 ou plusieurs sirène(s) ;
  • 1 transmetteur téléphonique.

La centrale d’alarme incendie peut identifier précisément les lieux où sont placés les détecteurs pour pouvoir situer l’origine d’une alarme. Après avoir reçu les signaux d’alarme, elle déclenche l’alerte via sa sirène intégrée et/ou par téléphone grâce au transmetteur téléphonique, en diffusant le message spécifique ‘Alarme Incendie’ que vous aurez préenregistré. Selon la centrale, il est possible d’asservir un certain nombre de détecteurs et d’équipements.

L’alarme incendie peut également intégrer un journal des derniers événements et une télécommande marche/arrêt. Que l’installation soit en système filaire ou sans fil et suivant la complexité de l’installation, il est recommandé de faire appel à un installateur qui, en outre, vous délivrera un certificat d’agrément qui pourrait vous être réclamé par l’assureur.

Pour en savoir plus sur ce sujet consultez le dossier :  Alarmes, sécurité

Estimez le prix d’une alarme incendie avec  le guide des prix sécurité

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