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Toiture végétalisée en maison individuelle : une option intéressante mais difficile à mettre en oeuvreVous rêver d’un toit qui se distingue des autres et qui fasse référence à la nature, ne cherchez plus, choisissez une toiture végétalisée ! En optant pour cette solution originale, vous aurez le privilège d’un 'petit coin de verdure', en plein centre ville pourquoi pas. Ce choix n’est cependant pas exempt de contraintes. Explications.Originale, cette solution l’est assurément dans la mesure où seulement 1% des toitures en France sont végétalisées. Pourtant, celle-ci ne manque pas d’atouts, conjuguant écologie, esthétique, et économie. Concrètement, elle résout nombre de problèmes environnementaux des villes. Elle améliore la qualité de l’air en transformant le gaz carbonique en oxygène, en filtrant les particules et gaz toxiques et en dégradant les polluants automobiles (elle contribue à la lutte contre l’effet de serre). Outre son rôle au plan thermique, elle constitue une protection acoustique, retarde l’écoulement des pluies d’orage, diminue les volumes et débits d’eau rejetés au réseau. Esthétiquement parlant, elle donne un cachet à votre toiture, valorisant de fait votre habitation. Elle améliore le paysage urbain et participe à l’harmonie visuelle des villes de sorte que certaines villes (Paris par exemple) l’intègrent dans leur Plan Local d’Urbanisme (PLU). Enfin, elle nécessite très peu d’entretien, le sédum (le composant principal de la végétation des toitures végétalisées) étant une plante très résistante.
publicité Néanmoins, pour ce qui est de la France, les freins au développement du phénomène de végétalisation dans le segment de la maison individuelle sont essentiellement liés à deux facteurs. Le premier est le coût (produit et logistique) plus élevé de cette technique que les techniques traditionnelles. En effet, plus la surface à végétaliser est petite et pentue, plus la facture sera salée. De plus, si vous habitez loin de l’entreprise productrice, le m² de votre végétation sera plus onéreux encore. Ce surcoût lié au transport varie donc en fonction de votre lieu de résidence. Sachez néanmoins qu’un tel investissement s’amortit avec le temps et va dans le sens de l’optimisation du coût global. "La végétalisation augmente la durée de vie des complexes d’étanchéité. Elle entretient une ambiance humide favorable à la pérennité de l’ouvrage, elle assure une barrière efficace vis-à-vis des UV destructeurs et limite fortement les effets des chocs thermiques. Toutes les expériences réalisées dans ce sens montrent une économie certaine sur les coûts de maintenance et de renouvellement", indique Dominique de Bray, président de la CSFE-FFB (Chambre Syndicale Française de l’Etanchéité) dans la revue Agence Qualité Construction (n° spécial Batimat 2005). A ce facteur coût, il convient d’ajouter celui, plus culturel, lié à la mentalité. En effet, l’apport esthétique de ces aménagements peut paraître positif par son intégration à l’environnement et la valorisation de l’habitat. Néanmoins, ce type de végétation 'vivante', qui change et se déplace au gré des saisons et des conditions climatiques ne correspond pas à l’idée traditionnelle qu’on se fait du jardin, luxuriant et verdoyant. Précisément parce que la toiture végétalisée utilise des essences qui se contentent d’un substrat de faible épaisseur et ne nécessite pas d’entretien et d’arrosage réguliers. Sachez néanmoins qu’à la décharge des fabricants, des efforts importants sont réalisés pour varier les couleurs et les plantes (intégration d’arbustes) et que les techniques sont sans cesse améliorées. Pour preuve, en novembre 2005, l’entreprise Le Prieuré, avec le soutien de l'ANVAR, en collaboration avec les sociétés Siplast et Eternit, a mis au point l’Hydropack, un bac précultivé à réserve d'eau accrue qui augmente considérablement la capacité de rétention d’eau des toitures végétalisées et permet une meilleure répartition de la réserve en eau grâce à un procédé original de canaux (système breveté). De plus, son dispositif d’accroche entre bacs permet une pose plus aisée. En tout état de cause, si vous envisagez de goûter au plaisir d’une toiture végétalisée, sachez que dans le cadre d’une rénovation, sa mise en oeuvre est difficile compte tenu des contraintes techniques éventuelles liées à la configuration et à l’architecture de l’existant. Une telle installation sur un toit à 60% voire plus est compliquée. De plus, il faut s’assurer que la charpente est capable de supporter une charge de 90 à 130kg/m², de la mise en œuvre d’un traitement antiracine, nécessaire à l’étanchéité de la toiture, etc. Il est donc fortement recommandé d’envisager cette intégration dès la conception de votre maison. Lire également nos articles 'Toiture végétalisée : une solution adaptée aux commerces et immeubles de bureaux' et 'Toitures végétalisées : des jardins à découvrir'. |
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