Lino, fibres végétales, moquette ou PVC : les tendances
Les années 1960-1970 ont été celles de la moquette. L’ère du parquet et des stratifiés a débuté il y a une quinzaine d’années, relancée d’une part par l’augmentation du nombre de propriétaires immobiliers (qui optent pour des revêtements plus durables) et d’autre part par la découverte par le grand public que les acariens, vilaines bestioles microscopiques provoquant des allergies, prospéraient dans les fibres des moquettes.
Aujourd’hui, les fabricants de sols souples rivalisent d’imagination face à cette concurrence. Du sol bleu nuit décoré d’étoiles phosphorescentes (pour éclairer doucement la nuit les chambres d’enfant) aux marqueteries de linoléum ; du tapis en papier recyclé et tissé, très japonisant, aux dalles de moquette multicolores à combiner comme on le souhaite, l’offre, dans tous les types de revêtements souples, devient immense.
Les produits naturels reviennent en effet en force. Symbole de ce retour, celui du linoléum, inventé en Angleterre à la fin du XIXe siècle. Le linoléum est fabriqué à partir d’un mélange d’huile de lin, de farine de bois, de liège, de résines naturelles, de minéraux et de pigments – un produit dont l’étiquette ‘écologique’ est donc incontestable ! -. A l’heure du développement durable, on en redécouvre les vertus et il commence à trouver plus couramment sa place dans les magasins de décoration. Des techniques de découpage au laser (système Aquajet de Forbo-Sarlino) permettent de réaliser toutes sortes de décors.
Dans le même domaine, les revêtements en fibres végétales sont également aujourd’hui très en vogue. On trouve désormais partout des sols en coco, sisal ou jonc de mer, entre autres. Des fibres qui sont teintées, blanchies, tissées ‘jacquard’, etc. Non seulement les produits se sont multipliés mais les designers qui les redécouvrent s’en donnent à coeur joie et ont, en quelques années à peine, fait évoluer ces sols souples vers des produits très haut de gamme tout en leur conservant, souvent, l’aspect bon marché qui est une de leurs premières qualités.
Quant au PVC, il camoufle son origine chimique en imitant les matières naturelles : aspect parquet, galets, voire métal ou même béton. Le rendu des nouveaux sols plastiques est “à s’y tromper”, assure Catherine Meeschaert, directrice marketing chez Mondial Moquette. “Il faut toucher le produit pour voir la différence”, dit-elle. Un seul exemple mais qui illustre parfaitement cette démarche : le Bolon (marque déposée), plutôt destiné aux lieux à très fort passage, est ainsi tissé et offre l’aspect d’un revêtement naturel.
Reste une question : dalles ou rouleaux ? Pour simplifier, disons que l’on choisit la dalle pour son côté pratique (transport et pose) et le rouleau pour son aspect esthétique, car on voit moins les joints. Mais les dalles deviennent, elles aussi, un élément de jeu visuel : de couleurs différentes, elles se combinent pour former des motifs personnalisés.
Enfin, les tendances vont aussi à la facilité de mise en oeuvre : Gerflor par exemple vient ainsi de sortir un nouveau système de dalles conçues pour rendre la pose d’une extrême facilité, sans colle, chaque pièce s’imbriquant l’une dans l’autre.




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