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Bien choisir son peintre en bâtimentQuels sont les différents critères pour choisir un bon artisan peintre? Si le bouche à oreille est une source, les organisations professionnelles recommandent de vérifier la qualité de l’artisan en fonction de critères objectifs, notamment en s’appuyant sur les devis. Détails.En préambule, il est bon de rappeler que le peintre, de part sa formation, doit pouvoir vous conseiller utilement lors de vos choix. La qualité de ce dialogue en amont est donc un premier signe tangible de la qualité ultérieure du travail effectué. En effet, si le particulier bien informé peut demander, voire exiger, telle ou telle peinture de telle ou telle composition, c’est au peintre de proposer à son client la formule (type plus composition) qui lui semble la mieux adaptée aux besoins du support. Du coup, si un peintre accepte sans autre forme de recherche tous vos desiderata, cela doit vous mettre la puce à l’oreille. De fait, il n’est pas aisé de choisir un professionnel de la peinture. «Les trois quarts du temps, les particuliers ne savent pas à qui faire appel», estime Frédéric Martin, entrepreneur dans le département des Alpes de Haute Provence. Lorsqu’un particulier souhaite y recourir, il se fie la plupart du temps au bouche à oreille. Pour les peintres et leurs organisations professionnelles, ce n’est pas un mal en soi. «La connaissance personnelle de l’entreprise apporte un premier élément de réponse», explique-t-on au Groupement des Professionnels de la Peinture et de la Finition (GPPF). Toutefois, l’organisation professionnelle précise de suite que «son ancienneté et les références qu’elle présente», constituent d’autres réponses.
publicité Parmi les autres critères mis en avant par les organisations professionnelles, il convient de vérifier quelques aspects juridiques et administratifs comme la souscription d’une assurance décennale et à la responsabilité civile ou encore le paiement des cotisations sociales à l’URSSAF. Le GPPF recommande également de vérifier si l’entreprise choisie dispose de certifications du type ‘engagement Assurance Qualité’, ‘Développement Assurance Qualité’ et ‘Assurance Qualité après Audit’, «preuve d'un réel effort de maîtrise de la qualité», selon l’organisme professionnel. Enfin, le GPPF et l’UPPF demandent de vérifier si l’entrepreneur est affilié… à une organisation professionnelle justement. «Le fait qu’une société s’implique dans une association est souvent une preuve de qualification», affirme un responsable de l’UPPF. Il ne faut pas toutefois s’en tenir à ces démarches. Avant de signer un contrat, la concurrence et la recherche du meilleur rapport qualité/prix sont de mise. «Il faut au moins demander deux devis différents», explique Frédéric Martin. Le GPPF est plutôt d’avis d’en demander trois, «cinq serait excessif». Pour se faire une idée du coût probable des travaux, l’organisation préconise aussi d’obtenir des entreprises des descriptifs détaillés des travaux qui auront lieux. Une option que les entreprises appliquent d’elles-mêmes. «Nous réalisons des devis détaillés avec l’ensemble des opérations nécessaires», assure Frédéric Martin. Idem pour Fabrice Heurtault, responsable d’une entreprise de peinture en Charente : «Nous indiquons le prix au m² pour les murs et les plafonds, les opérations de réparations nécessaires pour rendre les surfaces planes et la fourniture des produits». En clair un devis de peinture doit donc comporter trois parties distinctes qui doivent chacune être précisément détaillées et explicitées : une partie préparation du support, une partie produits et un prix au m² (le plus souvent) de peinture. Toutefois, l’artisan prévient généralement que les prix indiqués sont susceptibles de changer en fonction des aléas du chantier : il arrive en effet assez souvent de découvrir des surprises au moment de la préparation des surfaces. Traduction : les murs ou les plafonds sont en moins bon état que prévu. D’où le besoin de faire réaliser une étude préliminaire sur l’état des supports et d’en discuter avec l’artisan en amont. «Dans tous les cas il faut faire un état des lieux avant de proposer un devis», explique Frédéric Martin. «Cela nous permet aussi de nous faire une idée précise de l’attente du client». Par ailleurs, la grande variété de produits n’influe en rien sur les techniques d’application. Les professionnels continuent de peindre avec brosses, rouleaux, spatules et parfois … au pistolet. Toutefois, cette dernière technique semble peu répandue et ne fait pas l’unanimité : «Il y a une plus grosse consommation de peinture due à une importante déperdition au moment du jet», assure Frédéric Martin. Et si le pistolet permet une application plus rapide, ce temps est vite récupéré en amont par un temps de préparation plus important. «Cette technique est à utiliser dans de grands ensembles neufs de type industriel», estime Michel Sénéchal. Pour bon nombre de professionnels, entreprise générale et décoration, les peintres aux pistolets sont des «barbouilleurs» (sic). Attention donc aux promesses trop belles pour être vraies. Enfin, le taux de TVA applicable, si le logement a plus de deux ans, est de 5,5%. A noter enfin que les fabricants garantissent leurs produits cinq ans (généralement) s’ils sont mis en œuvre correctement. |
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