|
|||
Le parquet vieilli, avec les avantages du parquet neuf, est à la modeGrâce à une bonne image auprès du grand public, le marché français du parquet se développe, en témoignent les chiffres affichés par les fabricants. Lesquels doivent s’adapter aux nouvelles exigences des particuliers concernant l’esthétique du produit. Tendances.![]() Aujourd’hui, "la tendance est au parquet vieilli". Président de l’Union française des fabricants et entreprises de parquet (UFFEP), regroupement des principaux fabricants de parquets, Louis Borg constate que les goûts des particuliers en matière de revêtement de sol en bois ont évolué. En effet, s’ils veulent une parure de sol durable, les clients souhaitent également désormais ajouter un cachet tout en apportant une valeur supplémentaire à leur logement. Et cela passe par une esthétique ‘traditionnelle’. De fait, non seulement le parquet vieilli a la cote, mais les clients "recherchent maintenant des bois noueux, voire du bois ouvert pour que le parquet ressemble véritablement à un parquet vieux de 200 ans", assure Louis Borg. Une nouvelle exigence qui montre la maturité et l’ouverture du marché puisque, il y a peu, seul le bois bien lisse et ‘moderne’ avait la faveur du public, au point que les professionnels avaient toutes les difficultés à écouler des lames fabriquées dans du bois noueux.
publicité ![]() Ces évolutions techniques contribuent à donner une image positive du parquet, déjà pourtant bien perçu pour ses qualités environnementale, sanitaire et esthétique. D’autant que les fabricants, selon Louis Borg, s’associent de plus en plus à la gestion raisonnée de forêts pour répondre aux attentes de plus en plus fortes de la société en ce qui concerne le développement durable. Ainsi, "la plupart des usines [de production] de parquet recyclent les copeaux de bois en énergie de chauffage", assure-t-il en précisant que, petite pique adressée à ses concurrents poseurs de moquette, sur le plan de la santé, "le bois ne provoque pas d’allergies". Ce qui est toujours appréciable en effet. De fait, cette bonne opinion se ressent sur les résultats de la filière. Depuis 1997, la production a augmenté de près de 3 millions de m² et les fabricants n’entendent pas s’arrêter en si bon chemin. "Nous avons encore énormément à faire", prévient Louis Borg. En effet, si le marché du parquet, concentré à 80% dans la rénovation, se développe, il n’arrive qu’en cinquième place en terme de production, avec 15,8 millions de m² produits en 2003, derrière les sols textiles (74,7 millions), les carrelages (69,3 millions), les revêtements plastiques (49 millions) et les sols stratifiés (37 millions). Dans le détail, le parquet contrecollé est le plus populaire avec 41% de la production vendue, devant les lames massives feuillues à rainures/languettes supérieures ou égale à 14mm (6%), les autres lames à chants droits de 6 à 14mm (4%) et le parquet mosaïque (3%). Parmi les essences, le chêne se taille la part du lion puisqu’il représente 42% de la production française. De son côté, "le hêtre chute énormément depuis 2-3 ans", selon Louis Borg, tombant à 4%. Par ailleurs, "la production de parquet à partir de bois exotiques a été multipliée par deux en l’espace de trois ans, car les clients veulent de plus en plus des bois plus sombres et plus rouges", souligne-t-il. Aujourd’hui, les bois tropicaux représentent 8% de la production de parquets en France. Conséquence de ce boom, du côté des poseurs, l’offre ne se limite plus au seul corps des parqueteurs, même si celui-ci est toujours considéré comme ‘le’ spécialiste du parquet. En effet, l’évolution des méthodes de pose, largement simplifiées notamment par le biais de la pose flottante, a permis aux menuisiers, aux carreleurs, aux peintres et autres ‘soliers’ de mettre le pied sur le marché. ![]() Reste que si des artisans non spécialisés se sont lancés dans cette activité auparavant réservée, c’est bien parce qu’il y a un vide à combler. "On forme 130 professionnels de la pose par an ce qui est totalement insuffisant", s’exclame Louis Borg, président de l’UFFEP. "Il faudrait que nous passions au triple voire au quadruple pour subvenir aux besoins". En clair, une fois que vous avez choisi le type de parquet que vous souhaitez, il vous faudra être très attentif vis-à-vis de l’entreprise de pose. Un parquet peut durer des décades sans beaucoup d’entretien. Encore faut-il qu’il soit bien posé dès le départ. Christophe Leray Pour plus de renseignements sur le parquet, vous pouvez consulter notre dossier parquet en cliquant ici. |
Annuaires
|