Les types de pose de parquet
Il existe plusieurs manières de poser un parquet. L’aspect technique tout d’abord (pose clouée, collée ou flottante), l’aspect esthétique ensuite, c’est-à-dire la disposition des planches sur le sol et le dessin qu’elles forment.
La technique de pose la plus courante est la pose collée. Encadrée par un Document technique unifié (DTU) d’août 1995 (Pour plus de précisions, cliquez ici) édité par le Centre scientifique et technique du Bâtiment (CSTB), elle peut être effectuée avec ou sans sous-couches de ragréage, sur du béton surfacé, des panneaux de contreplaqué ou sur une chape. La pose collée permet également de poser tous les types de parquets : massifs, contrecollés et surtout les ouvrages minutieux avec motifs, à l’exception des « ponts de bateau ». En effet, la pose collée ne convient pas aux pièces à forte humidité.
Enfin, dernière méthode, la plus traditionnelle, il s’agit de clouer le parquet au sol. Elle est régie par un DTU édité en 1983 (pour plus de précisions, cliquez ici) et permet alors de créer un parquet à la fois résistant et durable.
Les lames ne sont pas directement clouées à la chape mais sur des lambourdes, c’est-à-dire des pièces de bois rectangulaires relativement importantes qui sont scellées au sol tous les 60 cm. En conséquence, le parquet et la pose vont sensiblement surélever le niveau du sol d’une hauteur variable entre 50 et 100 mm. Il s’agit donc d’une opération qui ne peut être envisagée que dans le cadre d’une construction ou d’une rénovation de grande ampleur, ou si les caractéristiques de la pièce le permettent. De plus, vu qu’il s’agit d’une pratique associée au parquet massif, dont la demande est «en régression» selon l’Union française des fabricants et entrepreneurs de parquets (UFFEP), il s’agit d’une pose de moins en moins usitée. Enfin, lors des travaux, la pose clouée est particulièrement bruyante.
L’esthétique du parquet dépend avant tout de vos goûts personnels. Toutefois, les motifs créés peuvent visuellement changer la disposition d’une pièce. Dans un couloir par exemple, des lames posées sur toute la longueur donneront l’impression de rallonger la pièce. Par contre, les lames disposées dans la largeur créeront l’effet d’une pièce plus large.
Il existe également des motifs répandus, comme la pose de lames droites de même largeur avec jonction régulière des joints (une frise dite ‘à l’Anglaise à coupe de pierre’). Il est possible de créer un véritable décor de sol en jouant sur la longueur et la largeur des lames, sur les essences en séparant ou mariant ces différents paramètres. En utilisant des lames courtes, le parqueteur peut créer plusieurs motifs comme ‘Le point de Hongrie’, constitués de lames coupées en bout suivant un angle de 45 à 60 degrés avec les plinthes et disposées en parallèle entres-elles ou encore ‘à bâtons rompus’, où cette fois les lames sont perpendiculaires les unes par rapport aux autres. Parmi les autres motifs, existent également par exemple, les décors ‘en échelle’, évoquant l’outil, les décors ‘Versailles’ et ‘Chantilly’, reprenant les motifs des châteaux susnommés et ‘à damier courant’, des séries de lames disposées successivement verticalement et horizontalement.
Les parqueteurs suivant les demandes peuvent également laisser libre cours à leur fantaisie. Ainsi, il est possible de réaliser un parquet massif avec des lames posées en diagonales, ceinturées par une frise tout autour. Ou encore, d’intégrer un dessin sur le sol comme… une planche de surf. Pour réaliser ce genre de performance, les professionnels s’organisent à l’avance, dessinant à même sur la chape les motifs et vérifiant la conformité des lames avec le modèle, comme dans une sorte de puzzle gigantesque.
De même, ce calepinage n’est intéressant que pour des salles aux surfaces importantes. L’intérêt d’un ‘Point de Hongrie’ pour une pièce de 20 m² de surface est sujet à caution : une fois, les meubles remis en place, s’il y a une grande commode, une table et un tapis, le motif désiré risque de disparaître sous l’aménagement intérieur. De plus, vu la minutie engendrée par cette opération, il s’agit de travaux plus coûteux, de l’ordre de 20% minimum.
Christophe Leray






Poster un commentaire
Javascript doit être activé dans votre navigateur pour pouvoir ajouter des commentaires.