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Un pavillon de jardin pour 20.000 euros TTC ? Le défi lancé par le CAUE 72La 'folie des grandeurs' était le thème de la 3ème édition du Festival 'Petites Machines à Habiter' organisé par le CAUE 72. C’est donc une folie du XXIème siècle qu’ont imaginé les candidats qui devaient intégrer l’usage du bois et être l’expression de ses propriétés par un jeu d’usages renouvelés et poétiques. Découverte en images des lauréats et des meilleurs projets.
L’abri nymphéa (Lauréat 2ème prix)
Participants : Jean-Baptiste Bureaux, Peggy Garcia, Caroline Mangin, architectes et Céline Oriol, urbaniste
Paris (75). Cabane de l’intime, cabane partagée... selon les saisons "Mise en scène d’un dialogue entre la Folie et son module servant, entre partie fonctionnelle de la structure et partie ludique, propice à la détente et à la rêverie. La Folie est conçue sur des rails qui lui permettent de glisser, d’être jointive ou plus à l’écart du module dit 'bloc technique' qui lui est statique. La notion d’adaptabilité et de modularité est directement liée à cette possibilité d’ouvrir ou de fermer la Folie, de la faire glisser sur les rails pour ouvrir son espace de vie sur le site, sur la nature en fonction des saisons, ou au contraire de la fermer lorsque l’on souhaite plus d’intimité. Au plus froid les modules se rassemblent et forment un cocon protecteur. La Folie devient la cabane-abri, la cabane-refuge… la Folie est accueillante et poétique, elle enveloppe, elle filtre la lumière telle une constellation. Au fil de saisons la Folie coulisse, s’éloigne, générant ainsi des interstices, 'entre-deux' à s’approprier, laissant libre cour aux envies des usagers. L’édicule qui protège en hiver, s’ouvre à une nature printanière odorante, colorée et bruissante. En été, la Folie totalement ouverte est en osmose avec la nature. La structure du lit permet toutefois l’abri mais aussi des nuits perchées à la belle étoile. Elle devient la cabane de jardin, la cabane de l’intime et des rêves, la cabane partagée… En milieu urbain, cette ouverture - générée par la limite entre dehors et dedans - encourage la rencontre de l’Autre. Les parois de la Folie, constituées de panneaux s’ouvrent et se déploient, créant des espaces protégés, des espaces à s’approprier. En pivotant, ces derniers modulent l’espace au gré des situations : cadrage de paysage, protection solaire, activité particulière (exposition, coin lecture…) Les deux entités dialoguent, se jouent des saisons mettant ainsi en scène le temps qui passe. L’architecture proposée ne s’oppose pas à son environnement mais le révèle. Energies - La volonté est de concevoir un projet écologique qui vise une autonomie énergétique complète, par des procédés et mises en œuvre 'low-tech' et optimisés. La singularité du projet s’appuie sur la conception du bloc technique : il se compose d’un mât sur lequel repose une toiture semblable à une feuille qui recueille et filtre l’eau. Ce mât est d’une part structurel et d’autre part, il assure à la fois le chauffage, la cuisson des aliments et la mise en température de l’eau collectée. Autour du mât s’organise l’espace servant : l’eau de pluie est collectée dans un ballon situé dans le haut du mât. Par un procédé particulier, le ballon est conçu de manière à 'envelopper' le conduit de fumée du poêle - situé au pied du mât - afin que ce dernier permette une mise en température de l’eau. La douche et l’évier sont alimentés depuis le mât - les eaux usées sont rejetées et drainées vers des bacs garnis de plantes épuratives (joncs, iris jaunes, massettes, bambous). L’énergie solaire est récupérée par le biais de petits kits autonomes munis de capteurs photovoltaïques orientés au sud qui alimentent des Leds réparties selon les activités exercées. Le projet prévoit des toilettes sèches. Un tiroir est situé sous l’assise, son contenu est utilisé comme fertilisant une fois composté.... Matériaux - Les matériaux proposés (le bois - Douglas français - et ses dérivés) sont recyclables et ont un faible impact sur l’environnement... " |
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