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Coût des travaux, prix, aides et subventionsD’un point de vue budgétaire, le choix de recourir à des méthodes de construction écologiques semble souvent onéreux, parfois à tort d’ailleurs. En tout état de cause, il faut inclure dans l’équation les bénéfices à long terme et les aides accordées par les pouvoirs publics.
![]() Le budget consacré à votre maison ‘écologiquement correcte’ s’inscrit dans la même logique que le choix du professionnel pour la construction ou la rénovation : c’est vous et vous seul qui décidez. En effet, une habitation raisonnée engendre quelques surcoûts. Par exemple, les vitrages à isolation renforcée coûtent 10 euros de plus le m², que des doubles vitrages standards. Toujours dans le domaine du vitrage, il existe des triples vitrages et menuiseries correspondantes, développées en Allemagne et en Belgique mais qui sont 90% plus chères que les fenêtres standard. Sans oublier les prix pour les appareils destinés à capter les énergies renouvelables qui dépassent allègrement le millier d’euros. Plancher solaire directe : plus de 8.000 euros pour 100 m² d’habitation. Chaudière à énergie bois, jusqu’à 7.600 euros. Système complet de production d’électricité en photovoltaïque : 7.500 euros minimum. Chauffe-eau solaire : entre 3.050 et 5.300 euros. Les fabricants de matériaux s’attachent cependant à ce que ces produits restent compétitifs. Vous ne pouvez toutefois pas prendre pour argent comptant les seules brochures commerciales. Comme pour tous les travaux, il ne faut pas hésiter à multiplier les devis pour pouvoir comparer effectivement les différences entre produits utilisés et leurs avantages ou inconvénients éventuels. Par ailleurs, maison écologique ne veut pas nécessairement signifier maison onéreuse. Des mesures toutes simples sur l’orientation de la maison par rapport au soleil ou au confort climatique ne coûtent absolument rien. Les solutions existantes pour rafraîchir une habitation sans climatiseur relèvent du même bon sens. Le coût pour l’achat de stores intérieurs ou de plantes pour ‘végétaliser’ les murs est négligeable.
publicité L’Agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie (ADEME) offre également des primes lorsque le particulier investit dans un système de chauffage solaire (individuel ou collectif), le chauffage bois ou l’électricité en milieu isolé. L’Etat et les collectivités locales accordent dans ce cas des aides pour l’installation d’éoliennes, aides qui peuvent couvrir jusqu’à 95% du prix. EDF propose également des aides pour l’achat de pompes à chaleur et rachète même le surplus d’électricité produite. ![]() De plus existent des crédits d’impôts permettant de réduire encore la facture pour l’achat de gros équipements utilisant l’énergie renouvelable (40%), de matériaux d’isolation thermiques (40%) et de régulation de chauffages. Les taux de crédit et les plafonds sont uniformes : 40% sur le montant total des factures et un plafond de 8.000 euros pour une personne seule. Le crédit d'impôt au taux de 40% s'applique aux dépenses payées entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2009. À titre d'exemple, les dépenses payées en 2006 devront être déclarées lors de la déclaration de revenus pour 2006. C'est donc en 2007 qu'il faudra déclarer ces dépenses. Enfin, les appareils de production à énergies renouvelables sont éligibles au taux de TVA réduit à 5,5% de même que les travaux portant sur les ouvertures. Les travaux d’isolation des fenêtres par double ou triple vitrage rentrent donc dans ce cadre. Au-delà de ces aides, c’est sur les économies à long terme qu’il s’agit de mettre l’accent. Cumulées, plusieurs solutions permettent de réaliser de substantielles économies sur les factures d’eau, de gaz et/ou d’électricité. Pour plus de renseignements, sur les crédits d’impôt, cliquez ici. Pour plus d’informations sur les conditions d’application du taux réduit de TVA à 5,5% cliquez ici. |
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