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La chaudière à condensation: écologique et économiqueAprès un essai raté dans les années 80, la chaudière à condensation est aujourd’hui la chaudière la plus performante en termes de rendement et d’économies d’énergie. Une solution efficace pour la planète et pour le porte monnaie, à condition, bien-sûr, de respecter quelques règles d’usage et d’installation. Détails.
Un principe écologique La chaudière à condensation utilise un principe physique tout simple qui lui permet de s’assurer un rendement supérieur tout en rejetant moins de CO². "Au lieu d’envoyer des fumées très chaudes dehors, explique Jérôme Boulanger, co-gérant de la société Abritherm à Lyon (69), on les réinjecte dans le circuit et on en récupère des calories". En résumé, la chaudière à condensation force les gaz à se changer en eau avant de les rejeter. Lors de ce processus de condensation, la vapeur restitue une partie de la chaleur qui lui a été nécessaire pour se vaporiser et la transmet au circuit de chauffage. Ainsi l’énergie apportée par votre chaudière à est non seulement fournie par la combustion mais aussi par la condensation des fumées, ce qui lui permet d’avoir un rendement supérieur à 100%. Outre son aspect écologique non négligeable, la chaudière à condensation est également un équipement ne demandant qu’un entretien réduit grâce à son système de gainage en PVC venu remplacer les anciennes gaines en inox. De plus, son "absence de cheminée permet de simplifier les modalités d’entretien" comme le souligne Zahra Toussaint, de la société Chauffeco² dans l'Essonne(91).
Si la chaudière à condensation reste un produit écologique, elle ne peut cependant être alimentée que par des énergies fossiles: le fioul ou le gaz. Quid alors de la taxe carbone? Selon Jérôme Boulanger: "On parle énormément de la taxe carbone à l’heure actuelle, ce qu’il faut bien avoir en tête c’est que le prix de cette taxe est donné à la tonne. Sur une facture de gaz, ça va vous faire une différence en moyenne de 4 à 5 centimes. Par rapport à une consommation, c’est négligeable". Pas de quoi vous décourager d’opter pour une chaudière à condensation. Seul obstacle majeur: le prix d’achat, plus élevé que pour un modèle standard (comptez en moyenne 4.000 euros pour un modèle à condensation). Pour un impact économique et écologique réduit Pour être sur de réaliser des économies, certaines précautions doivent être prises. S’il est possible de raccorder votre chaudière à condensation à des radiateurs standards, ses performances seront cependant meilleures avec un plancher chauffant chaleur douce ou des radiateurs basse température. "Les radiateurs classiques auront besoin d’une plus grande quantité d’eau chaude. La chaudière va donc devoir travailler plus. Il ne s’agira donc pas d’un problème d’adaptation mais de consommation", explique Zahra Toussaint. Pour un impact économique et écologique réduit, optez donc pour des équipements basse température. Autre combinaison à soigner: celle de l’énergie primaire associée à votre chaudière. Fioul ou gaz, les chaudières à condensation sont disponibles en deux versions. Les professionnels donnent néanmoins la préférence au gaz : "Aujourd’hui au niveau du cout de l’énergie, le gaz est la fourniture d’énergie la moins chère. Si le client a une conduite de gaz à moins de 35 mètres de chez lui, on conseille de s’y raccorder. Ce sera beaucoup plus rentable qu’une cuve de fioul" affirme Jérôme Boulanger. Plus rentable mais aussi plus écologique, l’option gaz, moins polluante que le fioul, limitera encore les rejets de gaz carbonique. Enfin pour parfaire votre installation, l’idéal est de pouvoir coupler votre chaudière à condensation avec un système de chauffe-eau solaire individuel (CESI) pour votre eau domestique. Pour aller plus loin: Subventions: * A noter que la majoration à 40% du crédit d'impôt accordé auparavant aux chaudières à condensation installées dans un logement achevé avant le 1er janvier 1977 et dont l'installation avait été réalisée au plus tard le 31 décembre de la 2ème année suivant l’acquisition du logement a été supprimée par la loi des finances 2010. Le taux unique reste donc 15%. |
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