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Le chauffe eau solaire : écologique et rentableL'écologie pénètre peu à peu l'esprit des Français et le chauffe-eau solaire individuel (CESI) a valeur d'exemple. La loi de finances 2010 a d'ailleurs prorogé le crédit d'impôt de 50% sur les dépenses nettes (hors main-d’oeuvre) facturées et payées entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2012. Sans compter les subventions de plus en plus de régions...Un problème culturel. La France (y compris les DOM) avait, fin 2001, une surface totale installée de 550.000m² de capteurs solaires loin derrière l'Allemagne (4.265.200m²), l'Autriche (2.339.100m²) et la Grèce (2.976.000m²). Si on compare ces chiffres en fonction de la population, on s'aperçoit qu'avec 9m² pour 1.000 habitants (288 pour l'Autriche, 49 pour le Danemark et 21 pour la Suède notamment), la France n'est qu'en neuvième position en Europe. ![]() Les réticences du marché français sont liées au coût (de 3.800 à 5.800 euros selon l'ADEME (l'Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) pour un chauffe-eau solaire, équipé de 3 à 5m² de capteurs et d'un ballon de 200 à 300 litres (destiné à servir trois à quatre personnes), ce qui est 5 à 10 fois supérieur (achat et pose compris) au coût d'un chauffe-eau électrique classique. Le coût moyen est d'environ 840 euros TTC pour la fourniture et la pose des équipements par mètre carré de capteurs installés. Mais, à moyen et long terme, des substantielles économies peuvent être réalisées, l'eau chaude ainsi produite ne coûtant pratiquement rien.
publicité Depuis la loi de finances 2005, un crédit d’impôt est possible pour l’ achat d’équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire fonctionnant à l’énergie solaire. La loi de finances 2010 a prorogé le taux de ce crédit d’impôt à 50%, portant sur les dépenses nettes (hors main-d’oeuvre) facturées et payées entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2012. Les dépenses éligibles au crédit d’impôt sont plafonnées (lire à ce sujet notre article 'Le crédit d'impôt pour les dépenses d'équipements de production d'énergie utilisant une source d'énergie renouvelable'). ![]() Sensibles à l’impact sur le réchauffement climatique, certaines régions, communautés de communes, voire communes, font bénéficier aux particuliers d’aides afin de les inciter à installer dans leur habitation principale des équipements utilisant des énergies renouvelables (lire à ce sujet notre article 'Les aides pour les équipements utilisant des énergies renouvelables'). N'hésitez pas à vous renseigner auprès de l’Espace Info Energie de votre région (liste disponible sur le site de l’ADEME : www.ademe.fr/particuliers/PIE/InfoEnergie.html). A noter également que l'installation complète bénéficie d'un taux de TVA réduit à 5,5% pour les travaux réalisés par un professionnel et effectués dans des habitations achevées depuis plus de deux ans. Malgré les handicaps, force est de constater que la situation est en train de changer. "On commence à faire pas mal de devis, les gens s'y intéressent de plus en plus", assure un installateur de Laval (Mayenne). Une assertion confirmée aussi bien en Alsace, plus de 100 installateurs désormais, qu'en Bretagne ou en Pays de la Loire, une région qui compte déjà plus de 350 CESI installés. "C'est un marché en expansion", explique M. Catti de l'ADEME de Haute-Normandie. A noter par ailleurs que l'installation d'un CESI, s'il peut se révéler très pratique pour une maison individuelle, l'est beaucoup moins pour les logements collectifs, notamment à Paris. "C'est un problème de site", explique Christian Delfosse, un installateur parisien. "On ne peut pas mettre des panneaux solaires sur des toits du 18ème siècle", dit-il. "De plus il s'agit surtout à Paris de copropriétés et on ne peut pas installer des capteurs sur les toits du sixième pour un client du premier". Il convient cependant que l'installation de CESI démarre tout doucement en banlieue et qu'un CESI est 'indispensable' pour qui habite le sud de la France. Enfin, dernière remarque, la technologie et les produits sont aujourd'hui fiables, ce qui ne fût pas toujours le cas lors de la création des premiers panneaux vers la fin des années 70. Christophe Leray |
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