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Le radon, un gaz incolore, inodore mais pas indolorePeu ou pas connu du public le radon, un gaz radioactif naturel, intéresse, depuis quelques années déjà, de plus en plus de scientifiques et de politiques qui le considèrent comme un risque sanitaire réel, surtout quand sa concentration dans l’air est forte. Le point.Quel est le problème ? ![]() En 1997, un groupe de travail interministériel a été chargé par le Ministère de la Santé d’examiner les mesures à prendre vis-à-vis du risque radon. Bigre ! De quoi s’agit-il ? La présence de radon dans les locaux habités dépend de nombreux paramètres liés au sol (concentration dans le sol, perméabilité et humidité du sol, présence de fissures ou de fractures dans la roche sous-jacente), à l'habitat (procédé de construction, fissuration de la surface en contact avec le sol, système de ventilation…), à l'air extérieur, aux matériaux de construction (bétons de schistes alunifères, roche granitique, …), à l'eau à usage domestique notamment lorsque celle-ci provient de nappes souterraines situées en terrain granitique. Dans certains cas, le dégazage de l'eau dans les bâtiments peut constituer une source non négligeable (établissements thermaux par exemple…). Bref, le bâtiment, lieu relativement confiné et dont l'étanchéité avec le sol est plus ou moins efficace, peut se révéler un piège à radon.
publicité La concentration du radon dans un bâtiment dépend non seulement de facteurs géologiques et climatiques mais aussi de la conception des bâtiments et de nos modes de vie. C’est ainsi qu’on observe des concentrations plus élevées en hiver qu’en été et des variations au cours de la journée en fonction notamment de l’ouverture des portes et des fenêtres. La mesure de la concentration en radon s’effectue à l’aide d’un dosimètre. Celui-ci enregistre les désintégrations radioactives des atomes de radon. D’un faible coût, cette mesure doit être effectuée dans les pièces de vie sur une durée minimale de 2 mois. Et l’unité de mesure de la concentration du radon dans l’air est le Bq/m3 (Becquerel par mètre cube). Le seuil d'alerte se situe à partir de 1.000 Bq/m3 (en concentration moyenne annuelle).Mais, dès 400 Bq/m3, des mesures de précaution doivent être prises. Quelle est la réglementation en vigueur ? ![]() Dans les départements les plus touchés, les propriétaires de lieux ouverts au public doivent réaliser des dépistages de radon et mettre en oeuvre des actions correctrices (si nécessaire) pour réduire l'exposition des personnes au radon à un niveau aussi bas que possible. Quelles sont les solutions ? ![]() Il est fortement recommandé de prendre des mesures afin de déterminer si le taux de radon dans l’air excède 1.000 Bq/m3. Auquel cas des travaux dans l’habitation devront être réalisés. Attention, un diagnostic préalable est nécessaire avant de commencer ces travaux. Ces derniers consistent, le plus souvent, en un traitement d’étanchéité pour combler, selon les cas, trous et fissures des sous-sols, des vides sanitaires, des murs, des planchers et des passages de canalisation par lequel s’échappe le gaz. Cela peut aussi consister à ventiler le sol en dessous du bâtiment et les vides sanitaires, à aérer les pièces en mettant en place, le cas échéant, un système de ventilation mécanique double flux (entrée-sortie). Qui s’occupe des travaux ? ![]() Le dépistage du radon doit être effectué par un ingénieur ou un technicien spécialisé dans la radioactivité et l’hygiène industrielle. Vous pouvez pour ce faire vous adresser à une entreprise spécialisée. |
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