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Faut-il avoir peur de la légionellose ?Comme le démontre une fois de plus les 34 cas recensés en région lyonnaise au printemps 2005, une épidémie de légionellose peut survenir n'importe où et n'importe quand. Par exemple une épidémie dans le Pas-de-Calais lors de l'hiver 2004 avait fait 86 victimes dont 17 étaient décédées. Si le plus souvent la source est identifiée dans des tours aéroréfrigérantes, le risque n'est pas nul pour autant dans les maisons individuelles.
Les légionelles sont des bactéries que l'on retrouve dans une eau chaude dont la température se situe entre 35 et 50 degrés. La bactérie se développe dans l’eau stagnante pendant deux à dix jours et se transmet ensuite par l’air, lorsque l’habitant des lieux respire les vapeurs d’eau chaudes, en prenant une douche par exemple. (Pour rappel, ce n'est donc pas une maladie contagieuse). Quand une personne est contaminée, les premières manifestations physiques ressemblent aux symptômes de la grippe, mais peuvent rapidement dégénérer en malaises, douleurs abdominales, troubles psychique, voire pleurésie, et insuffisances respiratoires. La maladie est mortelle dans 10 à 15% des cas.
publicité En tout état de cause, la réglementation en vigueur se limite à quelques circulaires ministérielles ou préfectorales pour les établissements recevant du public. En ce qui concerne les maisons individuelles, il n’existe aucune obligation en la matière. Ceci étant dit, un guide à destination des professionnels sur les risques d’épidémies a été édité en novembre 2001, relayé par une circulaire. Au moins, une fois la source de l'épidémie découverte, les solutions sont connues. Pour éviter la prolifération des légionelles – de même que toutes autres bactéries d’ailleurs - l’Agence Nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH) recommande entre autres, en cas de soupçons, de procéder à une désinfection complète du réseau de distribution d’eau chaude. Par ailleurs, la pose d’un adoucisseur d’eau permet de réduire les risques en amont. Si le logement est ancien, le réseau peut receler des ‘bras morts’, c’est-à-dire des canalisations qui alimentent des points d’eau qui ne sont plus utilisés. Les bactéries pouvant s’y nicher, il convient donc de les supprimer. Le plus simple, dans le cas d'un logement individuel par exemple, reste de régler le thermostat du ballon d’eau chaude à plus de 60°, ce qui permet d’éviter la prolifération puisqu'à cette température la survie des bactéries est impossible. La pose d’un mitigeur au robinet pour baisser la température sera alors nécessaire pour éviter les brûlures. |
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