|
|||
Alarme + Surveillance = TélésurveillanceUn système d’alarme ne suffit pas. Généralement l’installation du matériel est suivie par la souscription d’un contrat de télésurveillance. En ce cas, l’opérateur du centre de contrôle effectuera les premières démarches en cas d’intrusion. Toutefois, il s’agit là encore d’un système à caractère préventif.
![]() "L’alarme seule ne sert à rien". Danièle Meslier, déléguée générale de l’Association des métiers de la sécurité (ADMS) a une manière toute paradoxale de vanter les mérites des systèmes de sécurité pour les habitations. "Si on a affaire à des petits jeunes, la sonnerie les fera fuir", poursuit-elle. "S’il s’agit par contre d’un cambrioleur aguerri, il sait qu’il dispose d’un délai pour visiter les lieux avant que quelqu’un n’arrive, s’il n’a pas déjà réussi à débrancher les haut-parleurs ou neutraliser l’alarme".
publicité Comment ça marche ? En fait, l’unité centrale de l’alarme n’est pas placée à proximité des lignes téléphoniques sans raison. Lorsqu’elle se déclenche, elle enverra automatiquement un signal d’alerte au centre de contrôle le plus proche de l’habitation surveillée. A partir de ce moment, plusieurs cas de figures peuvent se produire. Si le système d’alarme comprend un interphone, l’agent de contrôle peut directement rentrer en contact avec les lieux, s’assurer si une personne est à l’intérieur et si oui, lui demander par exemple un mot de passe pour vérifier s’il s’agit du propriétaire ou d’un habitant de la maison ou de toute personne autorisée dans les lieux (une baby-sitter ou un cousin d’Amérique arrivant plus tôt que prévu par exemple). ![]() Autre cas de figure, le centre de contrôle peut prévenir une personne de l’entourage du client, dont les coordonnées ont été transmises à l’opérateur au moment de la signature du contrat. De même, il peut prévenir le propriétaire des lieux ou dépêcher un agent de sécurité sur place afin de procéder aux vérifications. Tout dépend des services auquel le client a souscrit. Le télésurveillant peut même contacter les forces de l’ordre, police ou gendarmerie. "Attention, ce dernier cas n’est possible que si la société paye une redevance", précise Danièle Meslier. "Beaucoup de sociétés prétendent dans leur démarche commerciale qu’elles appellent la police mais il est très difficile de vérifier leurs dires". Un moyen de vérification est d’appeler la préfecture du département où vous résidez ou, à défaut, de se renseigner auprès de... la police ou la gendarmerie. En tout état de cause, prudence donc face aux offres un peu trop belles. La souscription à un service de télésurveillance passe par un abonnement mensuel dont le tarif peut varier du simple au double suivant les services proposés. "D’autant que la télésurveillance ne se limite pas forcément à la protection des biens et des personnes en cas d’absence", explique Didier Luminet, de la société Vidéo Veille Sécurité basée dans l’Allier (03). "Elle peut inclure la prévention des accidents chez les personnes âgées ou handicapées ou encore la détection d’incendie. On peut aller nettement plus loin encore en fonction des besoins des clients", dit-il. Dernier détail mais non des moindres, si un électricien ou même un particulier peut s’improviser installateur d’alarme, il n’en est pas de même pour les métiers de surveillance à distance. Toutes les sociétés de télésurveillance doivent, avant toute démarche commerciale, faire l’objet d’une autorisation auprès de la préfecture du département. Avant de signer un abonnement, vérifier la validité de cette autorisation est recommandée, sinon requise. |
Annuaires
|