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Architecture d'un système d'alarmeQue le système proposé soit radio ou filaire, son architecture générale reste inchangée. L’ensemble de la solution se décompose entre détecteurs, sonnerie, unité de gestion ainsi que les outils pour tout actionner à distance.Une fois la discussion avec le professionnel installateur, pour déterminer quels sont les réels besoins en matière de protection et de sécurité, achevée, vient le moment d’installer le dit système d’alarme. Pour cela, plusieurs appareils seront déposés aux quatre coins de l’habitation : les détecteurs, l’unité centrale, la sirène et les commandes d’accès. ![]() Les détecteurs : Il convient d’en distinguer plusieurs types, suffisant en eux-mêmes ou, la plupart du temps, complémentaires, toujours en fonction des besoins déterminés d’un commun accord par le professionnel et le client. En premier lieu, viennent les détecteurs ‘périphériques’, c’est-à-dire les détecteurs extérieurs, pour dissuader les malfaiteurs de passer par le jardin. Il peut s’agir de systèmes utilisant les lumières infrarouges, installés à l’angle des murs ou derrière les ouvertures et réagissant à la coupure du rideau de faisceaux. Certains de ces appareils sont appelés ‘détecteurs de passage à Hyperfréquence’, c’est-à-dire qu’ils envoient une onde électromagnétique entre un émetteur et un récepteur, sur une distance qui peut dépasser 100 mètres. Ces détecteurs peuvent être directement reliés à un éclairage, voire une sonnerie extérieure.
publicité Troisième cas de figure, les détecteurs ‘volumétriques’ qui enregistrent les mouvements. Ceux-ci peuvent utiliser des infrarouges fixés en hauteur (portée : 10 à 60 m), des ultrasons (8 à 10 m), à hyperfréquence (effet Doppler pour une portée jusqu’à 60 m) et ‘bio-volumétrique’, associant un de ces effets à des capteurs microphoniques pour détecter les bruits d’effractions et ainsi éliminer les risques de fausses alertes. Dans le même ordre d’idée, l’ensemble de ces détecteurs peut être réglé de manière à limiter ce genre de risque. Ainsi, si le propriétaire possède des animaux de compagnie, la fréquence et la portée des détecteurs peuvent être revues en conséquence. Note : des détecteurs intégrés dans un système radio fonctionnent sur leur propre batterie, qu’il convient donc de faire vérifier régulièrement. ![]() La centrale d’alarme : les détecteurs enregistrent et transmettent une information mais c’est le rôle de la centrale d’alarme, qui reçoit les signaux, de déclencher la procédure de secours, la sirène d’alerte dans un premier temps par exemple. Reliée aux lignes téléphoniques, elle transmet ensuite l’information à la personne désirée : le propriétaire, un voisin, un ami ou à la centrale de télésurveillance. Bien que reliée à l’électricité, l’unité centrale doit posséder sa propre alimentation autonome pour fonctionner au moins 36 heures seule en cas de coupure de courant (de toute façon enregistrée par le système). La mise en service de la centrale se fait par l’intermédiaire d’une commande déportée. Une utilisation commune passe par une télécommande avec un simple bouton marche-arrêt, quoique ce système n’a pas la faveur de Didier Luminet, de la société Vidéo Veille Sécurité dans l’Allier. «Et qu’est ce qui se passe quand on perd la télécommande ou lorsqu’on la laisse trop en vue ?», demande-t-il un brin sarcastique. Pour le professionnel, mieux vaut s’en tenir à un clavier de commande avec, au choix, un digicode, un badge voire des données de biométrie, «suivant les évolutions», précise le spécialiste. Dans ce cas, il faudra programmer le système d’alarme pour laisser un délai à l’utilisateur afin d'enclencher ou de mettre le système hors service en rentrant ou en partant. ![]() La sirène : elle doit être placée assez haut dans le logement pour éviter tout risque de neutralisation. La sirène installée doit par ailleurs avoir une puissance acoustique suffisante, supérieure à 90 décibels, pour être réellement efficace ; rien ne sert en effet d’avoir une sirène que personne n’entend. Pour éviter d’en étouffer la portée, il convient donc de l’installer dans un espace suffisamment ouvert, un couloir par exemple et non pas un placard. «Elle doit également posséder sa propre batterie autonome», précise Danièle Meslier, responsable de l’association des métiers de la sécurité (ADMS). Enfin, si les alarmes intérieures sont indispensables, il est possible d’installer des sonneries extérieures. «Il faudra alors demander une autorisation en mairie», prévient Joseph Campanella, de la société Média Alarmes de Montreuil (93), avant d’ajouter : «toutefois, il devient de plus en plus difficile de les obtenir, surtout dans des grands centres urbains comme Paris». |
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